Des études dans le domaine des sciences religieuses décrivent le phénomène de bricolage et du butinage de la spiritualité qui est propre aux personnes qui recherchent une foi plus répondante à leurs besoins. pour avoir une foi plus forte et plus puissante. Avoir une foi puissante correspond au souhait de Jésus aux égards de tous ses amis. Dans l’évangile…. Jésus affirme que nous pouvons avoir une telle puissance au point de déraciner un arbre et de le déplacer, et bien plus que ça, un ami de Jésus peut avoir une telle puissance de foi capable de déplacer même des montagnes. Quelle puissance et quelle opportunité ! Vous vous imaginez, de déplacer les montagnes ? Ou même juste un petit arbre, peut-être celui du voisin qui fait tomber ces fruits moches dans notre jardin ?

Vous connaissez la Vespa ?
Sûrement ! Vespa est une marque de scooters brevetée en 1946 par la société italienne Piaggio. Le nom de Vespa, qui signifie « guêpe » en italien, fut une véritable révolution de la mobilité à deux-roues. En m’approchant de mes 14 ans, l’âge légal pour la conduire, je rêvais d’en avoir une toute à moi. C’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser à ses modèles et ses caractéristiques, pour finalement réaliser que je n’aurais pu conduire qu’un seul modèle : la Vespa 50. Avec le chiffre 50, on indiquait la puissance du moteur et sa vitesse maximale. Vous vous en rendiez compte ? 50 km de l’heure, c’est aller un peu plus vite qu’une fourmi. À vélo, on dépassait largement le 50 km de l’heure, surtout en descente. J’ai toutefois remarqué que certains de mes amis, avec leurs Vespa 50, roulaient beaucoup plus vite et que les moteurs faisaient un bruit bizarre. En effet, ils avaient modifié le projet original en remplaçant des pièces au moteur en faisant grimper la puissance du moteur jusqu’à 120. Comment cela a été possible ? Simple, la Piaggio avait plusieurs modèles dont un modèle 120 qui était compatible avec le 50. Ils achetaient les pièces et les remplaçaient et la puissance augmentait. Ils avaient juste un problème, non deux : la loi interdit la modification de la puissance du moteur et ils n’ont pas l’âge légal, car il faut avoir 18 ans pour conduire une Vespa 120. Ils allaient plus vite, mais pas sûr d’arriver à destination, à tout moment la police aurait pu arrêter leurs balades et saisir les Vespa.

Vivre avec la force de notre foi
Cette expérience, Chers Amis, pourrait nous aider pour comprendre comment vivre notre foi et la force qu’elle peut générer. Parfois, on a la perception que la foi se mesure comme la puissance d’une Vespa. “Je n’ai pas assez de foi, je n’y arriverai pas, c’est trop dure”, bref, notre fois pourrait ne pas dépasser les 50 km de l’heure, car son moteur est limité. On a une foi à 50. C’est peut-être ce qui c’est arrivé alors que Jésus dort au milieu de la tempête. C’est le récit que vous pouvez lire dans l’évangile de Matthieu au chapitre 8. Jésus est fatigué et il s’endort, alors qu’une violente tempête va mettre en difficulté les apôtres, pêcheurs expérimentés. Dès qu’ils arrivent au bout de leurs forces, car ils ont produit toute la force que leur moteur pouvait générer, ils réveillent Jésus, pour leur reprocher qu’il ne s’occupe pas de leur situation de détresse. “Seigneur, nous sommes en train de mourir”. La réponse de Jésus, avant même d’avoir calmé la tempête ? “Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? ” On ne peut pas rouler plus vite que la puissance générée par ton moteur. Que faire alors ? Certains, comme mes copains, se sont donné au bricolage de leur foi pour faire en sorte que leur foi produise plus de réponses adaptées à leurs besoins. Quelques exemples ? Une personne qui n’arrive pas à accepter une réponse négative de la part de son Dieu, et décide de ne plus croire à son existence. Je renonce à ma Vespa 50 pour continuer à rouler avec mon vélo. Ou encore, si mon Dieu ne m’a pas donné ce dont j’ai besoin, ça veut dire qu’il a prévu autre chose et mieux pour moi. Je garde ma Vespa 50 et je m’ennuie, car elle roule trop lentement, ma foi est en mode frustration.

Ces paroles de Jésus sont très importantes, et je vous propose de lire et de réfléchir sur l’épisode qui est décrit dans l’évangile de Marc au chapitre 11. Jésus le jour d’avant a reproché à un figuier de ne pas avoir de fruits. Voici la réaction de ses amis alors qu’ils voient que l’arbre est sec.

20 Le lendemain matin, en passant, les disciples virent le figuier: il était desséché jusqu’aux racines. 21 Se rappelant ce qui s’était passé, Pierre dit à Jésus: «Maître, regarde, le figuier que tu as maudit est desséché.» 22 Jésus leur dit alors: «Ayez foi en Dieu. 23 Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: ‘Retire-toi de là et jette-toi dans la mer’, et s’il ne doute pas dans son cœur mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. 24 C’est pourquoi je vous le dis: tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé. 25 Et lorsque vous êtes debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui afin que votre Père céleste vous pardonne aussi vos fautes.

La force de la foi
La force de la foi, serait-elle dans l’absence de doute ? Ceci indique, clairement, une relation harmonieuse entre le chrétien et le Christ, Jésus et ses amis. C’est dans la profondeur de ses sentiments que le chrétien développe une relation de confiance, perméable au doute, avec son ami le Seigneur Jésus. “S’il ne doute pas dans son cœur”, affirme Jésus, “crois que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir”. L’absence de doute est l’indice qui nous conduit à l’identification de la source de la force de la foi. Un moteur plus puissant, déjà disponible, pas besoin de bricoler notre vie spirituelle. De quoi s’agit-il ? La réponse de Jésus à ses amis met en évidence une relation sans doute et aimable. “Lorsque vous êtes debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui afin que votre Père céleste vous pardonne aussi vos fautes.” (v.25) L’absence de doute ne suffit pas à elle-même à booster notre foi. Il ne suffit pas d’avoir une Vespa plus puissante si on n’a pas l’âge légal pour la conduire. Alors voici que Jésus nous indique la source de la puissance de la foi : l’amour. C’est par amour qu’on est capable de pardonner, c’est par amour qu’on ne doute pas. C’est l’amour qui nous donne toute la force pour aimer et se laisser aimer. L’apôtre Paul, un grand ami de Jésus, a écrit : “si j’ai toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, mais que je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.” La force de la foi, c’est l’amour.

Chers Amis, vous pouvez apporter des modifications à votre Vespa, pour aller plus vite, pour augmenter la puissance, pour cela, vous pouvez changer des pièces ou changer de modèle. De même que pour la foi : vous pouvez changer des pièces, des croyances, ou changer de modèle en ayant une relation aimable avec Jésus, avec vous-même et avec les autres. Car la force de la foi, c’est l’amour.

Pasteur Daniele Zagara
Accompagnant spirituel – RADIO R