On parle beaucoup de crise écologique aujourd’hui et d’une nécessaire transition à mettre en place. Pour le sociologue et théologien Michel Maxime Egger, cette transition ne peut faire l’économie d’une refondation intérieure de notre identité, de notre désir et de notre peur de manquer. A découvrir !

Michel Maxime Egger a publié en 2020 : « Se libérer du consumérisme. Un enjeu majeur pour l’humanité et la terre ». Ce sociologue et théologien propose une critique de la société de consommation, de ce qu’il appelle le « système CPC », pour « croissanciste, productiviste et consumériste ». Selon lui, ce système détermine de manière majeure nos identités personnelles.

Pas de transition écologique sans revisiter son monde intérieur
Pour entrer dans la transition écologique que de nombreuses personnes appellent de leurs vœux, Michel Maxime Egger relève qu’un engagement qui ne touche que notre vie extérieure : la production de moins de déchets, la décarbonisation de notre énergie, l’adoption d’une mobilité plus électrique… ne suffira pas. Selon lui, il faut mettre en place une transition intérieure qui passe par le fait de refonder, à partir de convictions chrétiennes, notre identité, notre désir et notre peur de manquer, derrière laquelle se cache la peur de la mort.

A l’origine du Laboratoire de transition initérieure
Longtemps, Michel Maxime Egger était connu en Suisse romande pour son engagement dans les questions de justice sociale entre le Nord et le Sud. Aujourd’hui, il conserve cette fibre en faveur de la justice sociale, mais, face à la crise écologique que nous traversons, il a lancé, à partir de ses convictions chrétiennes, marquées par l’Eglise orthodoxe et toute la richesse de sa théologie, un Laboratoire de transition intérieure en lien avec l’ONG réformée Pain pour le prochain et l’ONG catholique Action de Carême. (c)

Michel Maxime Egger, Se libérer du consumérisme, Un enjeu majeur pour l’humanité et la Terre, Jouvence, 2020, 160 p.

Le site du Laboratoire de transition intérieure.

Ecouter l’émission avec Michel Maxime Egger.